JMAU a écrit :
Ou alors turbulences de sillage d'un canard...
Certains n'ont pas peur de celles d'un A380... :
Joli ! ... les réacteurs étaient forcément en très faible poussée voire pas du tout, l'A 380 en phase descente peut être, parce qu'à pleine charge z'auraient pas fini de faire des tonneaux les pauvres.
Pour le coup du "touch" sur l'eau
C'est très étonnant.
Panne moteur j'y crois pas, il ne plonge pas comme ça dans la seconde, au contraire t'es obligé de le contraindre pour garder la vitesse, sauf que là y'avait pas assez de marge donc il pouvait pas trop.
Aérologie c'est possible, inversion locale ça peut arriver surtout après un obstacle, c'est comme un tourbillon dans l'eau sauf que dans l'air tu le vois pas.
Petite perte de conscience ?
Quoique, tout arrive, surtout l'imprévisible.
J'ai des tas d'anecdotes là-dessus.
Ça me rappelle un truc mortel involontaire complètement con ou j'ai vraiment eu du bol de pas laisser ma peau.
- Juste après décollage sur un DR460, à peine à plus de 10 m du sol mon siège mal verrouillé s'est décroché.
Cabré et en phase de montée il a évidemment foutu le camp sur sa glissière moi dessus, en butée presque jusqu'à la banquette arrière.
Si bien que je n'atteignais plus ni le manche ni les palonniers ni rien du tout.
Heureusement j'avais eu le réflexe inconscient instantané de lâcher le manche plutôt que m'agripper, sinon c'était décrochage et cimetière.
Plus de pilote à bord...d'autant que j'étais seul.
Évidemment, impossible de me remettre en place vu que j'étais en montée avec une ceinture ventrale.
Même pas le temps d'avoir peur.
Juste besoin de gagner du temps et de l'eau sous la quille, et pour ça éviter à tout prix de décrocher ou partir sur l'aile.
Tout ce que je pouvais faire c'était avec le pied sur le manche en surveillant vitesse et altimètre.
Heureusement il s'agissait de mon environnement habituel.
Arrivé à 200 pieds dans ces conditions rocambolesques sachant qu'il n'y avait rien devant j'ai pu le remettre à peu près en palier en poussant avec le pied...et une fois à plat m'agripper et remettre mon fauteuil en place.
Tout ça n'a pas dû prendre plus de 10 ou 20 secondes...une éternité quand tu piges que t'es en situation de crash.
Par contre, une fois assuré et revenu à la normale j'ai eu droit à une bonne salade de nerfs dans les jambes.
La trouille est arrivée en bloc après coup et y'a quand même fallu que je me parle pour me calmer et revenir raisonnablement me poser.
Un autre copain s'est emplâtré devant mes yeux un vol de cigognes, à 150 à l'heure juste après décollage.
Avec la verrière maculée de sang et de plumes, une aile endommagée avec un zoziau encastré dedans et un autre fracassé sur la dérive, un avion qui vole en crabe avec des commandes douteuses + le stress subit, il a tellement bien géré ça qu'une fois posé on a arrosé ça toute la journée
Et l'appareil a subi 3 mois d'atelier.
Comme quoi tout arrive, surtout l'imprévu.
Oh putain si on commence à parler d'avion j'ai pas fini de souler tout le monde
